lundi 17 avril 2017

Stouf - Une histoire de cloche

Une histoire de cloche

Qu'est-ce que je suis cloche, pensais-je à cet instant, le premier jour de ma naissance. J'ai pas crié  comme les autres bébés, j'vais me faire repérer, ils vont croire que je suis conne, pas normale, peut-être plus intelligente qu'eux, ils n'aiment pas ça en général. A ben non, je sais bien qu'il n'y a jamais eu de fille générale.

Je sais pas mal de trucs parce que je me souviens que c'est pas la première fois que je renais et que mes vies sont toutes différentes, qu'à force j'entasse des informations qui me révèlent ce qu'après tout il n'y a plus à redire « L'autre est une conne ! ».

C'est qui ceux là ? A oui bien sur, des parents. Ils sont jeunes et beaux au moins, saints de corps et d'esprit ? J'voudrais pas retourner trisomique comme à ma troisième vie. Ouais … bon, ça peut aller.

J'me met à tapoter les tétons de ma mère et j'aime bien car cela me rappelle lorsque j'étais sonneuse de cloche dans ce couvent sympa chez les Clarisses, la vieille rigole, elle semble heureuse et moi je m'emmerde.

Bon … c'est un autre jour et la vie passe, faut bien dire que cette famille est sympa, y a même un frangin beau gosse et pas bégueule qui me raconte des histoires d'ovni parce qu'il est passionné d'astronomie et que moi l'espace j'en ai bien besoin. En plus, parfois on se bat physiquement et j'ai toujours le dessus, c'est rigolo.

Les parents sont toujours rieurs et ils baisent comme des fous. Avec le frangin on a des boules Quies pour les soirées boules Quies, de quand il faut dormir pour aller à l'université le lendemain. C'est drôle et, en fait, on a beau avoir un certain âge et ben nous pieutons toujours dans la même chambre, ça nous dérange pas de se voir à poile de temps à autre, perso j'l'ai vu sortir plein de sang du ventre de ma mère et puis j'en ai vu d'autres … depuis le temps que ça dure.

Mais pour qui sonne le glas ? Les vieux et le frangin, morts dans un bête accident de voiture.
Ch'uis toute seule, encore, j'les aimais absolument, totalement.

J'veux enfin mourir, il est temps.
Hein … c'est qui ceux là ?

Tien, une femme toute seule dans une chambre d'hôpital assez sinistre, elle dort et moi je suis allongée sur elle et m'amuse à tapoter ses tétons comme quand ...

11 commentaires:

  1. Elle tête sans faim... Comme ton histoire (sans fin) ];-D

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  2. stouf
    Oui je me sais n'être pas trés fine, mal finie, quasi indéfinie trés limitée. ;o)))

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  3. J'aime quand les histoires font des boucles

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  4. Elle a donc plusieurs vies comme les chats. Et à chaque naissance, elle tète...les seins, hein, pas les cloches ! J'adore ta comparaison.

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    1. stouf
      Quand ch'uis un homme plus agé dans mes vies, v'la que je ne peus pas m'empêcher de tèter et là c'est comme les cloches qui sonnent quand tu ouvres la porte d'un magazin de farces et attrapes, v'la la taulière qui se met à rigoler ( enfin vaut mieu traduire ainsi car il y a peut-être encore des enfants sur l'forum à c't'heure ). ;o)

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  5. Ainsi tu crois à la réincarnation, cher Stouf ?
    Qui sait, peut-être bien que ça se passe comme ça ... ;-)
    ¸¸.•*¨*• ☆

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    1. stouf
      Allez chère Célestine ... fait point ta candide, ton innocente ingénue. Tu me reviens à chaques vies en papillon, en belle et tintinnabulante tarentule, même en boa conscriptor ou en patronne quasi-sadomaso. J'me suis habituée à ta présence perpétuelle et j'aime bien. Tu te souviens lorsque tu étais Tristan et moi Iseut ? Cool ...

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    2. Oui c'était cool en effet...Tu étais tout gentil.
      Mais sado maso, non sûrement pas, c'était pas moi, tu as dû confondre.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    3. stouf
      Allons allons ... j'ai bien reconnu ton oeil droit par l'ouverture de la cagoule de cuire noire qui te recouvrait la tête et l'empreinte de ta main sur ma fesse était bien identique à celle de ta fiche entropométrique au commissariat !

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  6. Arpenteur d'étoiles22 avril 2017 à 11:13

    les chats ont 9 vies (et sans doute beaucoup plus) ... je vois encore mes chats décédés qui descendent l'escalier parfois ... et les seins des femmes c'est tellement adorables ... la vies passe, les cloches chantent parfois ou pleurent

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    1. stouf
      L'année dernière notre matou ( colocataire de deux maisons voisines ) nous a malheureusement quitter aussi ... pour aller vivre dans une propriété plus grande et luxueuse, le salopio. , Tel le prince consor il se la pète mais il daigne tout de même venir jusqu'à la grille pour se faire caresser par les manants que nous ommes devenus pour lui. ;o)

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